Free Web Hosting Provider - Web Hosting - E-commerce - High Speed Internet - Free Web Page
Search the Web


En confirmant que les Etats-Unis ne ratifieraient pas le protocole de Kyoto sur les émissions de CO2, le président George W. Bush a provoqué un tollé planétaire. L'Union européenne a réagi avec une violence inhabituelle à cette décision qui compromet dix ans d'efforts


Pressé par l'industrie du pétrole et des mines, dont son parti est proche, le président renie ainsi une promesse de campagne électorale, qui lui avait valu de précieuses voix écologistes

Privé de l'engagement américain, le compromis de Kyoto, qui vise une réduction pourtant modeste des émissions de gaz à effet de serre, pourrait être réduit à néant


 
Climat: le coup de poignard américain
Alain Campiotti, New York
Vendredi 30 mars 2001

Christie Whitman a un solide estomac. Car la couleuvre qu'a dû avaler sans broncher le ministre de l'Environnement américain le 13 mars était de belle taille. La veille, elle pouvait encore croire que George Bush tiendrait la promesse faite à la fin de la campagne présidentielle d'imposer dans le pays une diminution des émissions de CO2, comme les Etats-Unis s'étaient engagés à le faire en signant le protocole de Kyoto sur le climat, en 1977 (voir encadré). Christie Whitman avait même écrit un mémorandum à l'intention du président. Elle expliquait dans ce texte qu'il en allait de la crédibilité des Etats-Unis dans le monde, qu'une partie de l'opinion américaine était très sensible à la question de la protection de l'air et du climat. On ne pouvait en tout cas pas, ajoutait-elle, renoncer à Kyoto sans définir clairement une autre politique et d'autres engagements. George Bush sait bien que l'opinion est sensible...

Promesses de septembre
Comme l'a écrit Beat Kappeler dans ce journal, il est probable que sa promesse de septembre sur le CO2 lui ait attiré suffisamment de voix écologistes pour vaincre Al Gore, qui était plus timide sur le sujet. Mais le 13 mars, après avoir assuré Christie Whitman que la question du climat lui tenait à cœur, il a répondu à son mémorandum de la plus désinvolte des façons. Dans une lettre à quelques sénateurs qui l'avaient interpellé, le président a annoncé qu'il n'était pas question pour les Etats-Unis de limiter les émissions de CO2: trop coûteux, intolérable à un moment où l'énergie manque, et mal fondé. Et mercredi, le protocole de Kyoto a été officiellement achevé par l'annonce qu'il ne serait jamais soumis à la ratification du Sénat.
Le Français Jean-Pierre Chevènement, au moment de son désaccord sur la guerre du Golfe, avait dit qu'«un ministre, ça ferme sa gueule ou ça part». Christie Whitman est restée et s'est tue. Elle participait hier à Montréal, ayant digéré son humiliation, à une réunion de 33 ministres de l'Environnement des Amériques, surpris par la volte-face américaine. Elle sera en juillet à Bonn – s'il a vraiment lieu – au nouveau sommet sur le climat, dont les Américains ont déjà obtenu le report de mai au creux de l'été. Elle y retrouvera les ministres européens à qui elle avait assuré, le mois dernier à Trieste, que Washington tiendrait ses engagements. Paul O'Neill aussi se tait. Le secrétaire au Trésor avait pourtant affiché sa passion pour combattre le réchauffement climatique lors de la première réunion du cabinet.

Mauvaise foi des Européens
La seule voix qui compte désormais sur le sujet, c'est celle de l'industrie énergétique, du pétrole et des mines, sans laquelle le Parti républicain n'aurait pas la puissance qu'il a, et sans laquelle le clan Bush ne serait pas au pouvoir. Avant le 13 mars, le lobbying de l'industrie autour de la Maison-Blanche a été intense. Il ne s'agissait pas de faire pression sur le nouveau président afin qu'il change de politique. On lui demandait simplement d'être conséquent. Comment avait-il pu se laisser aller à sa promesse de septembre sur le CO2, alors qu'il s'est constamment opposé à l'accord de Kyoto? Il fallait juste corriger cette petite erreur, domestiquer cette langue qui avait encore fourché...
Les Européens qui s'indignent si fort aujourd'hui font preuve d'un peu de mauvaise foi. Ils savent bien que le protocole n'aurait jamais été ratifié sous une présidence républicaine. La tentative que Bill Clinton avait faite pour obtenir un aval sur le texte s'était soldée par une débâcle parlementaire. Car hors des milieux écologistes, Kyoto est tenu aux Etats-Unis pour un texte totalement irréaliste, adopté dans une frénésie idéaliste et idéologique, et dont les Européens connaissent l'aberration: ça les arrange, en fait, dit-on à Washington, que la mise à mort soit venue, comme prévu, d'outre-Atlantique.
Irréalisme? C'est forcément un point de vue américain. Le pays est le champion des pollueurs: 6% de la population du globe, 25% des émissions à effet de serre. Corriger ces excès massifs et revenir au niveau d'avant 1990 – ce que demandait Kyoto – aurait un coût exorbitant que la classe politique, quel que soit le président, aurait refusé d'assumer.

Une autre voie
L'Amérique va s'engager dans une tout autre voie. Le terrain est préparé depuis plusieurs semaines: les Etats-Unis, répètent désormais toutes les voix officielles, connaissent leur plus grave crise énergétique depuis les années 70. Le prix du gaz s'est envolé, la pénurie est à la porte. Curieusement, de cette catastrophe imminente, il n'était jamais question en janvier, en décembre ou auparavant. Au contraire, les républicains ironisaient sur le fiasco de la libéralisation ratée du secteur de l'électricité en Californie, dont le gouverneur est un démocrate.
Les tarifs étaient bien à la hausse, et le black out de la Côte Ouest était impressionnant. Mais l'alarme soudain martelée ressemble bien au meilleur moyen de faire passer la nouvelle politique énergétique que prépare le vice-président Dick Cheney à la tête de sa task force. On la devine déjà: réhabilitation du nucléaire, nouveaux forages pour trouver du gaz et du pétrole, jusque sous les Rocheuses et en Alaska, dans une grande réserve naturelle. Le chef du Service des forêts, Michael Dombeck, vient de donner sa démission, sachant ce qui se prépare: l'interdiction de construire de nouvelles routes dans les forêts fédérales, signée par Bill Clinton malgré l'opposition des prospecteurs, va être annulée. Dans la même veine, une nouvelle disposition de protection des eaux, qui limite la teneur autorisée en arsenic, vient d'être abrogée.

Nouvelle conquête industrielle
Recevant hier un Gerhard Schröder forcément remonté, George Bush ne pouvait naturellement pas lui présenter ce discours de nouvelle conquête industrielle sans précautions. Il l'a donc assuré que les Etats-Unis, sous sa présidence, veulent sincèrement lutter pour l'avenir de la santé de la planète, mais que Kyoto n'était pas le bon chemin. Il lui a dit que si de nouveaux objectifs de réduction devaient être fixés, ils devront être plus modestes et plus raisonnables. Il a argumenté en faveur du projet des «droits de polluer» que les Etats les plus riches pourraient acheter aux plus pauvres. Il a répété que la voie de la recherche technologique lui semble plus prometteuse que les interdits pour protéger l'environnement. Gerhard Schröder a-t-il osé répondre à George Bush que la société du grand gaspillage cherchait d'abord à préserver ses intérêts?



Indignation planétaire et appel au boycott

Les Verts européens proposent de bouder les produits des compagnies pétrolières américaines.

L'Union européenne, les pays d'Asie - Océanie, les experts scientifiques, les organisations non gouvernementales: une indignation planétaire est montée jeudi après la décision du président George W. Bush de dénoncer le traité de Kyoto. Sans surprise, les associations de défense de la nature ont été les premières à réagir avec émotion. Mais le Japon, l'Australie, et les îles du Pacifique qui risquent de disparaître avec le réchauffement climatique et la montée des eaux ont eux aussi tiré la sonnette d'alarme. «C'est un terrible problème économique, notre survie elle-même est en jeu», a dit le directeur du Département de l'environnement de Kiribati, dans le Pacifique.
Dans un premier temps, l'UE et le Japon entendent faire pression sur George W. Bush pour qu'il change d'avis (voir ci-contre). Faute de quoi tout l'équilibre des accords passés s'effondrera. Le renoncement américain risque en effet d'en entraîner d'autres. Aucun pays n'est prêt à faire des sacrifices pour permettre aux Etats-Unis de continuer à polluer.
La Suisse a elle aussi réagi à la décision américaine. La Confédération serait indignée de voir les Américains se retirer de l'accord. Le président de la Confédération Moritz Leuenberger, interrogé par la radio DRS, espère cependant que «le dernier mot n'a pas encore été dit» dans cette affaire. Il faut tout faire pour que le protocole soit ratifié, selon le Département de l'environnement (DETEC).
Les députés verts du Parlement européen vont plus loin: ils proposent aux citoyens européens de boycotter les produits des compagnies pétrolières américaines. Le président des Verts suisses, Ruedi Baumann, a déclaré au Temps que son parti serait prêt à s'associer à une telle initiative. La décision américaine représente, selon lui, «une catastrophe». «J'espère que l'Union européenne sera assez consciente pour ne pas suivre le comportement des Etats-Unis.» Selon Ruedi Baumann, le revirement du président républicain est accablant pour les écologistes américains, qui ont fait voter pour le candidat indépendant Ralph Nader lors des élections, ce qui a permis à George W. Bush de l'emporter sur le démocrate Al Gore: «Ils doivent mesurer aujourd'hui l'énorme responsabilité qu'ils portent dans la tournure actuelle des événements.»
ATS/ AFP/ LT  



Philippe Roch: «L'Europe doit marcher devant, les Etats-Unis y viendront un jour ou l'autre»

Pour le chef de l'Office fédéral de l'environnement, la décision américaine ne doit pas empêcher des progrès.
Propos recueillis par D. S. Miéville

Le Temps: Avez-vous été surpris par le retour en arrière des Etats-Unis?
Philippe Roch: Il ne s'agit pas d'un retour en arrière mais de l'affirmation d'une tendance naturelle, qui n'est pas nouvelle aux Etats-Unis. Ce qui m'avait surpris, au contraire, c'est le climat positif qui paraissait souffler durant la campagne pour la présidence. Il reste qu'il me paraît incompréhensible qu'un pays aussi avancé technologiquement soit aussi arriéré en ce qui concerne sa dépendance des énergies non renouvelables. Ces accords sur l'environnement sont également des accords d'avenir sur le plan économique. En l'occurrence, le gouvernement américain donne satisfaction à des lobbies qui ne regardent que le court terme. La dépendance des Etats-Unis envers les énergies non renouvelables s'avère catastrophique, comme on le voit avec ce qui se passe sur le marché de l'électricité en Californie. Cette dépendance devient un facteur de fragilité.

– Que faire dans ces circonstances?
– Un cinquième du gaz carbonique produit sur la planète l'est par les Américains. Il faudra bien trouver une solution. Mais pour l'instant, avec ou sans les Etats-Unis, il faut aller de l'avant.

– Est-ce que cela a un sens d'aller de l'avant sans les Etats-Unis?
– Avec ou sans les Etats-Unis, nous avons tout intérêt à développer les mécanismes qui nous permettront d'atteindre nos objectifs. L'Europe doit marcher devant, avec les pays en voie de développement. Les Etats-Unis y viendront un jour ou l'autre.

– La Suisse est-elle en mesure d'intervenir d'une façon
ou d'une autre dans ce contexte?
– Toute seule, la Suisse ne peut pas faire grand-chose. La diplomatie helvétique devra au moins se joindre au concert international où s'expriment l'étonnement et le regret devant la décision de Washington. Par ailleurs, le processus lancé à La Haye va se remettre en route le 21 avril à New York et nous pourrons faire connaissance à cette occasion avec nos nouveaux partenaires américains et apprécier plus concrètement la situation.




Un terrible revers pour l'Union européenne

Les Quinze ont sorti la grande artillerie pour convaincre Washington de ne pas faire cavalier seul. En vain.
Roland Krimm, Bruxelles

De Paris à Rome, en passant par Copenhague et Bruxelles, la décision du président Bush a fait l'effet d'une déclaration de guerre et ouvert une nouvelle brèche dans les relations transatlantiques déjà tendues. C'est un revers cinglant pour les Quinze qui n'ont pas ménagé leurs efforts afin de convaincre les Etats-Unis de respecter leurs engagements sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Scandaleux, inquiétant, préoccupant... Les Européens n'ont pas de mots assez durs pour critiquer la décision américaine. «Il est choquant et déprimant d'apprendre après tant d'années de négociations que le plus grand pollueur du monde se retire de la partie», a protesté Svend Auken, ministre danois de l'Environnement. Une fois n'est pas coutume, les Quinze ont fait front uni. Même la Grande-Bretagne, alliée fidèle de Washington, y est allée de son couplet pour appeler la communauté internationale à faire pression sur les Etats-Unis.
«Profondément inquiète» elle aussi, la Commission européenne s'est refusée à jeter de l'huile sur le feu en brandissant la menace de sanctions. L'exécutif communautaire veut encore croire aux vertus du dialogue. «Il faut expliquer aux Américains le chemin parcouru jusqu'ici et les raisons pour lesquelles il faut poursuivre sur cette voie», a déclaré Margot Wallström, commissaire européen à l'Environnement. «Il faut exercer toutes les pressions possibles et imaginables» sur les Etats-Unis, plaide la Suédoise, qui ne veut pas laisser Washington «imposer un diktat sur le processus de Kyoto».
Une délégation européenne emmenée par la présidence suédoise des Quinze se rendra en début de semaine à Washington, dans l'espoir de convaincre l'administration de revenir sur sa décision. Mais les jeux semblent faits. Margot Wallström ne se fait d'ailleurs guère d'illusions. «Nous gardons un petit espoir que les Américains consentiront à aborder la question de manière constructive», admet-elle, tout en reconnaissant que la nouvelle donne rend la ratification du protocole de Kyoto «plus difficile». Un euphémisme.
Comment sortir de l'impasse? Une reprise des négociations sur les modalités de mise en œuvre du protocole de Kyoto, en juillet à Bonn, est théoriquement possible sans les Etats-Unis. Mais on voit mal les entreprises européennes s'engager à réduire la pollution si leurs concurrentes d'outre-Atlantique ne jouent pas le jeu.
La décision américaine prend de court les Quinze. Ils n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts pour convaincre les Etats-Unis de respecter leurs engagements sur la réduction d'émissions de CO2. Dans une déclaration musclée approuvée au sommet de Stockholm le week-end dernier, les dirigeants européens rappellent que le réchauffement climatique constitue «une menace mondiale pour le bien-être et le progrès économique futurs». A l'insistance de la France, le texte a été adressé personnellement à George W. Bush. Qui voit manifestement les choses autrement.




Le protocole de Kyoto, maigre fruit d'une longue bataille internationale


Eléonore Sulser

Le protocole de Kyoto adopté en 1997 au Japon par 159 pays prévoit d'obliger 38 nations industrialisées à réduire de 5,2% en moyenne d'ici à 2010 les émissions de six gaz à effet de serre. Les Etats-Unis devraient faire baisser leurs émissions de 7%, le Japon de 6% et les pays de l'Union européenne (UE) de 8%. Le protocole prévoit de contraindre juridiquement les pays signataires. Une sorte de «bourse aux émissions» est prévue, une nation pouvant «acheter» la part d'émission autorisée d'une autre.
Tous ont signé, mais aucun grand pays n'a ratifié ce texte. Cet accord – s'il est jamais appliqué – ne contribuera que modestement à la réduction de l'effet de serre. En 1997, les experts estimaient qu'il faudrait baisser les émissions de gaz nocifs de 30% pour stabiliser leur concentration dans l'atmosphère au seuil critique de sécurité qui devrait être franchi en 2030.

Les savants s'alarment
Plus petit dénominateur commun, le protocole de Kyoto a demandé des années d'efforts. En 1827, première description du réchauffement du climat dû à l'effet de serre. En 1857, un savant suédois, Svante Arrhenius, suggère que les émissions de dioxyde de carbone (CO2) pourraient contribuer à une hausse de la température de la Terre. Dès 1957, des mesures régulières sont faites en Alaska et à Hawaï. En 1967, des scientifiques prédisent pour le XXIe siècle une élévation de température de 2,5 degrés.

Premières conférences
Il faut attendre 1979 pour que soit convoquée à Genève une première conférence mondiale sur le climat. Elle lance un programme de recherche. Neuf ans plus tard, un groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat est créé sous l'égide des Nations unies et de l'Organisation mondiale de météorologie (OMM). L'année suivante, les Douze européens font œuvre de pionniers et décident de stabiliser leurs émissions de CO2 au niveau
de 1990 d'ici à l'an 2000. En 1992, le Sommet de la Terre à Rio propose une convention cadre sur les changements climatiques qui reprend la décision européenne en l'élargissant aux pays industrialisés et aux nations en voie de développement. Les plus riches s'engagent à aider les plus pauvres à appliquer la Convention de Rio. Elle entre en vigueur en mars 1994. Trois ans plus tard, à la veille de l'ouverture de la Conférence de Kyoto, le secrétaire général du Sommet de la Terre de Rio, Maurice Strong, tire un bilan amer: «Les gouvernements ont pris quelques mesures positives, mais les performances sont décevantes et ne sont pas à la hauteur des défis à relever».

Vives confrontations
La Conférence de Kyoto, en 1997, met péniblement au point un protocole contraignant. Il est signé par l'administration Clinton. L'année suivante, la conférence de l'ONU sur le climat à Buenos Aires «accouche d'une souris anémique», note Le Monde. Les 161 pays représentés échouent à décider de mesures concrètes pour mettre en œuvre Kyoto. Ils se contentent de définir un ordre du jour pour les conférences à venir. La confrontation entre Américains et Européens se fait vive. En l'an 2000, le sommet de La Haye n'est guère plus encourageant. Les pays en développement et l'Europe se rapprochent dans leur confrontation avec les Américains qui font bloc avec le Canada. L'entrée en vigueur du protocole de Kyoto est prévue pour 2002, mais il devra d'ici là être ratifié par ses signataires.  



Pommes de discorde transatlantiques



Bouclier anti-missiles
Les Européens affirment que ce bouclier dont les Américains veulent se doter pour se protéger de missiles tirés par des pays «voyous» comme la Corée du Nord ou l'Iran risque de relancer la course aux armements.

Bananes et bœufs Washington applique actuellement pour plus de 300 millions de dollars de sanctions sous forme de tarifs douaniers sur les exportations européennes pour protester contre le régime d'importation de bananes des Quinze et leur refus d'importer du bœuf américain engraissé aux hormones.
Avantages fiscaux aux entreprises américaines
L'Union européenne a demandé le feu vert de l'OMC pour imposer aux Etats-Unis des sanctions à hauteur de 4 milliards de dollars tant que Washington ne mettra pas fin à un régime fiscal facilitant les exportations des entreprises américaines.

Airbus
Washington conteste la légalité des aides publiques destinées à financer le développement du A380, le très gros porteur d'Airbus, considéré par Boeing comme une menace pour son B747-400.

 

Retour à l'Index | Forum de discussion